Le « rapport » de Greenpeace est trompeur, rabâché et malhonnête

Les activistes de Greenpeace se sont donné du mal pour présenter un récent « rapport » sur leur campagne boréale comme le fruit de nouvelles recherches d’envergure, alors qu’en fait, ce document ne contient aucune nouvelle information; il ne fait que rabâcher les nombreuses déformations de la réalité et les faussetés dont sont truffées ses attaques irresponsables à notre endroit depuis des années.

En fait, Résolu a répondu avec force détails à toutes les accusations substantielles formulées dans ce document ou les a réfutées. Dans chaque cas, nous avons donné une réponse transparente, au vu et au su du public et des multiples parties prenantes de la région boréale. Le résultat? Tous les organes médiatiques crédibles qui ont enquêté sur notre différend avec Greenpeace et ses alliés – du Wall Street Journal au Washington Post en passant par le National Post et l’émission Enquête – ont soulevé des questions quant à l’interprétation des faits erronée de Greenpeace, à ses tactiques douteuses, à ses motivations profondes, ou à tous ces éléments à la fois.

Quand Enquête, l’une des principales émissions télévisées d’affaires publiques au Canada, a montré à Nicolas Mainville, alors directeur de Greenpeace Québec, les images falsifiées qu’avait publiées Greenpeace avant de se rétracter, il s’est dérobé à toute responsabilité de son groupe en répondant : « Cela me fait un peu rire[1]. »

Quand The Wall Street Journal a questionné Greenpeace au sujet de ses antécédents de déformation de la réalité et d’usurpation d’identité, Annie Leonard, directrice générale de Greenpeace États-Unis, a répondu en esquivant tout détail[2].

Si le verdict d’observateurs externes ne suffit pas, sachez que Greenpeace elle-même, mise en face de ses nombreuses faussetés devant les tribunaux, a été forcée de concéder, dans des documents juridiques, que les allégations faites à l’encontre de Résolu étaient des « hyperboles rhétoriques ne pouvant donner lieu à une poursuite ». Elle a décrit ses positions alarmistes véhémentes comme des « opinions subjectives non vérifiables » et sa description des activités de Résolu dans la région, comme « davantage figurée que littérale ».

Passons en revue, une fois de plus, les détails d’un certain nombre d’enjeux :

Forêt boréale et changement climatique

Greenpeace confond aménagement forestier et déforestation. Pourtant, les lois canadiennes régissant l’industrie forestière sont strictes, et Résolu les respecte ou les surpasse. Moins de 0,2 % de la forêt boréale du Canada est récoltée annuellement, soit une superficie dix fois inférieure à celle qui est perturbée chaque année par des causes naturelles comme les incendies de forêt et les maladies[3]. Quant à la vraie déforestation, elle est quasi inexistante. Le taux de déforestation au Canada est proche de zéro, soit 0,02 %, et il est principalement attribuable au développement commercial et autres utilisations industrielles, et non à l’industrie forestière.

Greenpeace insinue par ailleurs que les activités de récolte de Résolu entravent d’une façon ou d’une autre la capacité de la forêt boréale d’absorber le carbone atmosphérique nuisible. Ce qu’elle ne dit pas, c’est que la récolte et la gestion responsable des forêts sont reconnues et encouragées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies, car elles améliorent la capture du carbone[4][5]

Greenpeace tente aussi de dépeindre Résolu comme un partenaire non fiable pour les protecteurs de l’environnement, donnant pour preuve la fin de son partenariat avec le Fonds mondial pour la nature (WWF). Voilà une interprétation tout à fait fausse du cours naturel de notre partenariat. Résolu a été membre du programme Climate Savers du WWF, une entente de cinq ans en vertu de laquelle les sociétés chefs de file établissent des cibles ambitieuses en matière de réduction volontaire de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). En 2011, Résolu s’est engagée à atteindre une cible parmi les plus ambitieuses de l’industrie : une réduction de 65 % des émissions de GES avant 2015 par rapport aux niveaux de 2000. Nous avions dépassé notre cible avant le terme de l’entente, et à la fin de 2016, avions réalisé une réduction de 73 %. De plus, nous avons complètement éliminé le charbon de nos installations. Nous avons en effet été reconnus à l’échelle nord-américaine et mondiale pour notre engagement à l’égard de la réduction du carbone, de la gestion responsable des forêts et de nos pratiques de développement durable innovantes.

 
 

Collaboration avec les collectivités des Premières Nations

Greenpeace prétend respecter les droits des Autochtones à l’autodétermination économique. De nombreuses collectivités des Premières Nations ne sont cependant pas d’accord. Comme le dit Jack Picard, membre du Conseil de bande des Innus de Pessamit : « À notre avis, Greenpeace est un groupe environnemental qui recourt à des mesures extrêmes… Nous sommes tout à fait capables de nous exprimer. »

Le rapport omet les partenariats entre Résolu et les Premières Nations. Résolu a de solides partenariats avec plus de 40 collectivités des Premières Nations dans les régions où elle est présente, et a signé en 2015 un mémoire d’entente historique avec six d’entre elles, leur assurant 100 M$ en nouvelles occasions d’affaires[6].

 
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Greenpeace prétend à une « collaboration » quotidienne avec les Premières Nations, les gouvernements et les syndicats « pour favoriser […] des collectivités locales saines », mais passe sous silence ses nombreux conflits avec ces mêmes groupes. Citons à titre d’exemple le grand nombre de représentants ayant demandé à Greenpeace et à ses alliés de cesser leurs campagnes qui induisent la population en erreur et menacent les moyens de subsistance des collectivités forestières. Greenpeace a ignoré les parties prenantes, dont les collectivités des Premières Nations, les responsables gouvernementaux du fédéral et du provincial, les associations de l’industrie et les dirigeants syndicaux représentant des milliers d’employés et de retraités. 

Participation des parties prenantes

Ce que prétend Greenpeace au sujet de la participation et de la responsabilité n’est pas seulement malhonnête, c’est une insulte aux milliers de gens qui ont tenté de bonne foi de communiquer avec elle pour l’implorer de cesser ses campagnes déloyales qui causent des torts réels aux collectivités de la région boréale.

Il n’est donc pas étonnant que les employés de Greenpeace doivent dissimuler leur identité quand ils voyagent dans les collectivités de la région boréale, comme l’a rapporté le National Post[7].

Résolu collabore quotidiennement avec diverses parties prenantes : collectivités des Premières Nations, clients, employés, organisations non gouvernementales (ONG), organisations non gouvernementales environnementales (ONGE), partenaires commerciaux, représentants gouvernementaux, investisseurs et grand public.

La forêt boréale, habitat d’une espèce menacée

Greenpeace insinue que les activités de Résolu menacent la survie de populations de caribous des bois. Pourtant, près de 75 % du territoire habité pas le caribou des bois n’est pas accessible à l’industrie forestière dans les secteurs où nous exerçons nos activités, et dans les secteurs accessibles, 38 % de la superficie au Québec et 34 % en Ontario est réservée à des fins de conservation et autres[8]

Liberté d’expression, dissimulation de faits et bâillonnement des critiques

Greenpeace qualifie à tort notre poursuite devant un tribunal fédéral américain d’atteinte au Premier Amendement. Notre poursuite se base sur la loi américaine Racketeer Influenced and Corrupt Organizations (RICO), qui concerne les pratiques commerciales frauduleuses, y compris celles des ONG. La liberté d’expression ne protège pas la fraude ni n’inclut la diffamation ou la calomnie.

Greenpeace et ses alliés jouent sur deux tableaux. Quand ils défendent leurs allégations en cour, ils les qualifient d’« énoncés non vérifiables d’opinions subjectives ». Quand il s’agit de collecter des fonds, ces mêmes énoncés deviennent des « faits ». Voici le lien vers notre plainte intégrale.

 
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De plus, Greenpeace prétend que notre poursuite est un « acte délibéré » pour l’exclure du débat public. En réalité, notre poursuite vise à demander des comptes à Greenpeace et à ses alliés pour les dommages qu’ils nous ont causés – dommages qu’ils évaluent eux-mêmes à 100 M$.

Faire affaire avec Résolu

Greenpeace a eu l’incroyable effronterie de dire aux éditeurs qu’ils « collaboraient avec une société controversée liée à la destruction de forêts anciennes intactes », alors que les seuls groupes faisant l’objet d’une controverse sont en fait Greenpeace et ses alliés. En vérité, la forêt boréale n’est absolument pas « ancienne » au sens scientifique, et selon les Nations Unies, elle n’est aucunement « en danger ». La gérance environnementale et les pratiques responsables de Résolu dans la région sont reconnues dans le monde entier.

 
 

 

Le rapport de Greenpeace ne contient pratiquement rien. Ce n’est que du réchauffé, un condensé d’erreurs que nous avions déjà rectifiées. Il ne contribue aucunement à répondre à nos graves accusations, à expliquer les préjudices signalés par tant de journalistes indépendants et de parties prenantes ou à faire réellement progresser le débat sur le développement durable en Amérique du Nord.

Nous élever contre les déclarations fausses, les menaces et l’intimidation est une obligation morale. Elle implique de soutenir nos clients, nos parties prenantes et les collectivités de la région boréale, qui sont à nos côtés.


[1] 2016. Blogue Produits forestiers Résolu. L’émission d’affaires publiques Enquête souligne la désinformation faite par Greenpeace. http://blog.resolutefp.com/fr/2016/04/lemission-daffaires-publiques-enquete-souligne-la-desinformation-faite-par-greenpeace/ 

[2] 2016. The Wall Street Journal. The Case Against Greenpeace. https://www.wsj.com/articles/the-case-against-greenpeace-1466203663

[3] 2014. Gouvernement du Canada – Ressources naturelles Canada. État des forêts au Canada : rapport annuel 2014. http://scf.rncan.gc.ca/publications?id=35713&lang=fr_CA

[4] 2016. Produits forestiers Résolu – Communiqué de presse. Produits forestiers Résolu intente une poursuite pour manœuvres frauduleuses contre Greenpeace devant un tribunal fédéral américain. http://pfresolu.mediaroom.com/2016-05-31-C-O-R-R-E-C-T-I-O-N-de-la-source-Produits-forestiers-R-solu-Inc

[5] 2007. Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Contribution du Groupe de travail III au quatrième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, 2007. https://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/wg3/ar4-wg3-chapter9.pdf

[6] 2015. Produits forestiers Résolu – Communiqué de presse. Résolu signe une entente avec six Premières Nations. http://pfresolu.mediaroom.com/index.php?s=28277&item=137035

[7] 2015. Financial Post. Battle for the Boreal.
http://business.financialpost.com/features/battle-for-the-boreal-forest-2 

[8] 2016. Calculs réalisés par Résolu. Calculs détaillés fournis sur demande. Données cartographiques provenant des systèmes d’information géographique (SIG) en Ontario et de la Fiche thématique du Québec, ministère québécois des Forêts, de la Faune et des Parcs. http://www.ec.gc.ca.indicateurs-indicators/default.asp?lang=en&n=8390800A-1#pa3

Les sociétés devraient résister au chantage d’activistes comme ceux de Greenpeace

Lorsque des groupes d’activistes radicaux viennent frapper à la porte, l’instinct de la plupart des dirigeants d’entreprise est de suivre les sentiers battus de la moindre résistance. Calmer le jeu, concéder, capituler – amadouer les fauteurs de troubles et les chasser vers leur cible suivante.

Leur comportement menaçant est devenu si effronté, et l’expérience est courante pour tant de grandes entreprises mondiales. Ainsi va le cycle de l’intimidation : usage de campagnes trompeuses, exigences vagues, changement constant des règles et absence totale de fondement scientifique – le tout avec une rhétorique enflammée pour inciter à faire des dons. Les entreprises se trouvent devant une alternative : capituler ou voir des diffamations et fausses déclarations salir leur réputation.

Greenpeace, l’un de ces groupes parmi les plus importants et agressifs, utilise une technique de détournement (brand-jacking) pour usurper l’identité de marques populaires dans le but de porter atteinte à leur image. Sur son site Web, Greenpeace se vante de la vitesse à laquelle les sociétés capitulent, même celles de taille, malgré le fait que les campagnes de dénigrement se fassent au vu et au su de tous. Sa liste de cibles est un véritable bottin des sociétés chefs de file.

[...]

Mais lorsque Greenpeace et ses alliés ont ciblé notre Société, nous avons décidé d’y mettre un terme, en défendant notre intégrité avec détermination et sans complaisance.

Créateurs de crise

Résolu est l’une des plus importantes sociétés de produits forestiers de l’Amérique du Nord...Tout ce que nous fabriquons provient d’une ressource naturelle parmi les plus renouvelables qui soient, les arbres. Et malgré les nombreux prix lui ayant été décernés à l’échelle nord-américaine et mondiale pour son leadership en matière de développement durable, notre Société s’est retrouvée au centre d’une campagne de salissage cynique qui dure depuis des années, menée par de grandes organisations d’activistes bien financées, Greenpeace et ses alliés.

Il y a des ONG consciencieuses dont la cause est vertueuse; d’autres existent strictement pour employer des moyens de pression et collecter des fonds au moyen de publicités tapageuses – après tout, créer des crises est leur raison d’être.

Voilà exactement pourquoi nous nous sommes tout d’abord sentis obligés de tenir tête à l’intimidation des activistes écologiques. C’est une chose pour les groupes d’activistes de participer au débat, mais c’en est une autre de nous menacer effrontément, nous et nos clients, par le biais d’une liste nébuleuse de crimes imaginaires qui n’ont aucun lien mesurable ni explicable avec la réalité. C’est simplement le modèle que Greenpeace et ses alliés utilisent pour continuer à faire marcher la grosse machine de financement qu’ils sont devenus.

Pour vous donner une idée, prenons uniquement Greenpeace à l’échelle mondiale, dont les recettes totales pour 2014 se sont établies à plus de 297 M€, soit à 409 M$ à cette époque. Plus du tiers de ce montant, 147 M$ US, est allé aux « dépenses de financement », et une autre portion de 63 M$ US aux salaires, avantages sociaux et dépenses d’exploitation. On ne tient pas compte ici des frais requis pour entretenir et exploiter le gros coffre de jouets d’entreprise coûteux et à fortes émissions de carbone, incluant des hélicoptères et une petite flotte.

Pour couvrir de tels frais généraux, Greenpeace n’a d’autre choix que d’allouer ce qui reste de son budget aux campagnes présentant le plus fort potentiel avéré de financement. 

Le modus operandi est toujours le même parce que la plupart des campagnes militantes sont menées selon les mêmes méthodes, qui peuvent comprendre des tactiques telles que se faire passer pour des employés, présenter des photos trompeuses ou retouchées, faire d’innombrables publicités idiotes et utiliser sélectivement des résultats pseudo-scientifiques. Greenpeace avait accidentellement dévoilé ces tactiques il y a quelques années, alors qu’avait circulé cette fameuse ébauche de fiche d’information qui indiquait « Compléter par une pseudo-information apocalyptique ici ».

La conciliation ne fait qu’étendre leur pouvoir

Trop nombreux sont les dirigeants qui, lorsqu’ils ont affaire à de mauvais joueurs comme ceux-là, veulent calmer le jeu et être accommodants, fuir la moindre controverse et éviter d’être une cible. Qu’importe que des activistes irresponsables inventent des faits ou agissent sans scrupule ou pour leur propre intérêt. Il est plus facile de capituler, de payer et de les amadouer.

Mais il n’y a rien comme agir correctement. Dans ce cas-ci, ne pas condamner revient à fermer les yeux. En qualité de dirigeants d’entreprise, nous avons la responsabilité collective, non seulement de protéger l’avenir de notre Société, mais aussi de défendre la viabilité à long terme des collectivités où nous sommes présents ainsi que le gagne-pain de nos employés. Il s’agit là de principes fondamentaux d’une bonne gouvernance d’entreprise.

C’est pour cette raison qu’en mai dernier, nous avons poursuivi Greenpeace et ses alliés en Cour fédérale en vertu de la loi RICO. Mais comme il est fréquent chez les groupes intimidateurs, dès que nous les avons forcés à étayer leurs allégations, ils ont commencé à changer de discours.

[...]Greenpeace et ses alliés ont, bien sûr, eu recours à des contorsions rhétoriques pour expliquer ces revirements soudains, y compris au rôle de martyrs de la liberté d’expression. Il est peu probable que cela fonctionne.  Devant un tribunal et l’opinion publique, de fausses déclarations non fondées faites sciemment ne sont pas du ressort de la liberté d’expression. Naturellement, dans un courriel aux fins de financement envoyé à ses partisans, Greenpeace a qualifié notre poursuite de « plus grande menace de [nos] 45 ans d’existence ». Elle a renchéri la semaine dernière au moyen d’une vidéo de financement dans laquelle elle affirme que cette poursuite pourrait « faire disparaître Greenpeace ».

Des parties prenantes et des partenaires diversifiés et nombreux ont soutenu publiquement la position de principe de Résolu – syndicats et travailleurs, élus régionaux et nationaux, membres des collectivités des Premières Nations et simples citoyens. Ils ont écrit des lettres, participé à des campagnes de publipostage et à des assemblées publiques locales, et même manifesté dans les rues. Il a été impressionnant de constater que plus de 500 municipalités ont pris formellement position contre la désinformation menée par les activistes.

Résolu, ses parties prenantes et ses partenaires affrontent les activistes parce qu’il s’agit d’une obligation morale et éthique. Nous ne sommes pas seuls. D’autres sociétés ont démontré leur engagement à l’égard d’un rendement responsable et durable, et elles devraient aussi avoir le courage de leurs convictions. 

-Seth Kursman, vice-président chez Produits forestiers Résolu, The Federalist (5/15/2017)

 

L’hypocrisie des activistes nuit aux collectivités canadiennes

Tandis que Greenpeace et ses alliés s’occupent de rhétorique versatile, ils continuent d’afficher une incroyable hypocrisie à l’égard des Premières Nations et des collectivités boréales.

Greenpeace affirme que la responsabilité est l’une de ses valeurs fondamentales et qu’il est nécessaire de « démontrer son respect envers les droits des peuples et collectivités autochtones ». 


Selon elle, Résolu n’est pas à la hauteur.  Et pourtant, Greenpeace et ses acolytes ignorent – de façon opportune – les solides partenariats de longue date entre Résolu, les Premières Nations et d’autres collectivités de toute la zone boréale, tout comme l’appui sans réserve exprimé en faveur de la Société.

Ce qui est encore plus troublant, c’est que Greenpeace et ses alliés n’ont pas répondu aux innombrables groupes ayant demandé de bonne foi de justifier leurs attaques : 


Les Premières Nations, les gouvernements, les dirigeants syndicaux, les associations de l’industrie et les citoyens ont demandé à Greenpeace et à ses alliés, oralement et par écrit, d’entendre leurs préoccupations.


Des dizaines de milliers de citoyens préoccupés ont pris part à une campagne de cartes postales pour exiger que Greenpeace et ses acolytes tiennent compte des parties prenantes locales.

En outre, plus de 4 000 personnes ont marché à Saint-Félicien, ville du nord du Québec, pour réclamer aux activistes la fin de leurs campagnes trompeuses.


Plutôt que de répondre à ces appels, Greenpeace et ses sympathisants ont semblé accorder toute leur attention à leurs projets de financement. 

Voilà qui n’est pas faire preuve de responsabilité.

Les mots sont importants, et les gestes ont des conséquences. Se cacher derrière une « hyperbole » ne saurait être une défense suffisante. Les groupes d’activistes ne devraient pas avoir le droit de faire un jour des déclarations publiques fausses ou trompeuses, puis de se rétracter le lendemain dans des documents juridiques déposés en cour, tout en ayant tiré profit de ces déclarations. Cela n’est pas suffisant de mettre de tels abus de pouvoir sur le compte d’ « opinions subjectives non vérifiables ».  

Agir de façon responsable signifie assumer le fait que ce que l’on dit et fait a une incidence sur autrui. La responsabilité est au cœur des valeurs de notre Société, et c’est pourquoi nous nous efforçons d’avoir une présence positive dans les collectivités où nous vivons et travaillons. Nous sommes fiers des relations que nous avons bâties sur la confiance et la transparence. 

Résolu se tient debout. 

Nous avons la responsabilité collective de tenir tête à Greenpeace et à ses alliés, et de les forcer à rendre des comptes quant au coût humain associé à leurs pratiques sans fondement et nuisibles. Nos collectivités le méritent.

Greenpeace admet que ses attaques à l’endroit de Résolu se composaient de « déclarations non vérifiables fondées sur des opinions subjectives ».

reenpeace et ses alliés ont mené une campagne basée sur l’allégation fausse selon laquelle Produits forestiers Résolu « détruisait » la forêt boréale. Ils admettent maintenant que cette campagne est en somme une « hyperbole » qui n’a respecté ni la littéralité ni la précision scientifique. En d’autres termes, des exagérations et des mensonges.

Publiquement, Greenpeace soutient que ses allégations sont factuelles, mais dans des documents juridiques officiels déposés devant un tribunal fédéral américain, indique que sa campagne était davantage « au sens figuré qu’au sens propre » et rejette la responsabilité sur le public d’avoir cru à ses « opinions subjectives non vérifiables ».

Greenpeace fait, au sujet de Résolu, des allégations qu’elle admet fausses dans le but d’obtenir des fonds de donateurs qui ne sont pas au courant. Nous avons l’obligation de rétablir les faits.

Greenpeace admet enfin faire de la rhétorique

Une entreprise injustement attaquée par un groupe d’activistes environnementaux a intenté une poursuite en justice.

Il y a quelques années, Greenpeace et des groupes alliés ont choisi mon entreprise Résolu, la plus grande société de produits forestiers au Canada, comme leur prochaine victime.

Ils ont compilé une litanie d’affirmations fallacieuses : nous étions « des destructeurs de la forêt », par exemple, en plus d’aggraver les problèmes liés aux changements climatiques et de causer « la mort et l’extinction des caribous » dans la forêt boréale canadienne, Greenpeace a harcelé des entreprises avec lesquelles nous traitons en brandissant la menace d’une campagne de salissage semblable à celle menée contre nous et en lançant même des cyberattaques contre leurs sites Web. Greenpeace s’est même vantée des dommages, de l’ordre de 100 millions de dollars canadiens, qu’elle prétend avoir infligés à notre entreprise.

Ces gens mentaient au sujet de nos pratiques forestières de sorte que nous avons fait ce qu’aucune des autres cibles du groupe n’avait trouvé les moyens de faire : nous les avons poursuivis au Canada pour diffamation et entrave intentionnelle avec les relations économiques, et aux États-Unis en vertu de la loi RICO (loi américaine intitulée Racketeer Influenced and Corrupt Organizations Act).

Il s’est produit quelque chose de particulier quand Greenpeace et ses alliés ont été forcés de justifier leurs allégations devant le tribunal : ils ont commencé à changer leur discours.

Dans les derniers documents déposés devant la cour, ils reconnaissent maintenant que leur condamnation de nos pratiques forestières « ne devait pas être interprétée à la lettre et n’était pas fondée scientifiquement ». Leurs accusations contre Résolu relevaient plutôt de « l’hyperbole » ou de « la rhétorique enflammée » et elles étaient « des énoncés non vérifiables d’opinions subjectives » qui ne devaient pas être pris dans « leur sens littéral » ni les exposer à une responsabilité juridique. Enfin, des aveux sérieux après des années d’attaques irresponsables.

Résolu n’a causé « aucune perte de couvert forestier », déclarent-ils maintenant qu’ils doivent rendre des comptes.

Évidemment, leurs admissions tardives sont conformes aux observations d’à peu près tous les journalistes et commentateurs indépendants qui ont traité de ce dossier, qu’on pense au comité de rédaction du Wall Street Journal ou à Enquête, un magazine télévisuel semblable à 60 Minutes. Même Steve Forbes est intervenu, décrivant notre poursuite comme « un exemple parfait de la façon dont les entreprises accusées injustement doivent réagir ». Peter Reich, un des principaux écologistes forestiers au monde, a affirmé que Greenpeace faisait « complètement abstraction de la réalité scientifique ».

Entendre enfin la vérité de la bouche de Greenpeace justifie notre position, même si cette vérité se présente sous la forme d’une tentative désespérée de défendre ses actions, au lieu de simples excuses.

Étonnamment, malgré que Greenpeace a admis en cour que ses allégations contre Résolu étaient fausses, l’organisme continue à nous dénigrer en public comme en privé. Il y a juste quelques semaines, nous lui avons envoyé une mise en demeure l’enjoignant à arrêter d’envoyer à nos clients des lettres de menace qui nous accusent de « détruire les forêts du Québec et de  l’Ontario ».

Certains organes de presse aux États-Unis ont déposé des mémoires à titre d’intervenants désintéressés au nom de Greenpeace en invoquant la liberté d’expression. Mais la liberté d’expression ne doit pas être confondue avec la diffamation. Le public est en droit de se demander à quel moment il aura droit à une couverture rigoureuse et une analyse critique des pratiques que Greenpeace admet maintenant être trompeuses.

Jusqu’à ce jour, Greenpeace a agi en toute impunité et en a largement profité. Un membre de sa haute direction s’est même fait prendre à rire devant la caméra en participant à une populaire émission de télévision lorsqu’on lui a présenté des photos d’une forêt endommagée par un feu de forêt alors que le groupe avait déclaré, à tort, que la forêt avait été « détruite » par Résolu. Il s’agit d’un autre exemple moralement inacceptable de « rhétorique enflammée équivalant à de la monnaie sonnante et trébuchante » selon Greenpeace.

Pour moi, cependant, se défendre contre ce flot d’informations erronées va au-delà de l’éthique commerciale. Il s’agit pour moi d’une lutte personnelle.

J’ai grandi dans la région du Saguenay–Lac-Saint-Jean au Québec, où ma famille s’est établie il y a plusieurs générations. J’ai récolté des arbres à la main pour payer mes études. Aujourd’hui, 50 ans plus tard, ces terrains forestiers sont prêts à être récoltés de nouveau et un jour, je retournerai à cette même terre que mon arrière-grand-père a labourée.

Greenpeace porte atteinte non seulement à notre entreprise, mais aussi à un mode de vie fondée sur la protection des forêts qui est le pain et le beurre des personnes qui vivent près d’elles. Pour cette raison, des leaders syndicaux, des petites entreprises, des chefs des Premières Nations, des maires et d’autres fonctionnaires gouvernementaux, toutes allégeances politiques confondues, ont écrit à Greenpeace l’implorant de cesser sa campagne de désinformation. Dans presque tous les cas, Greenpeace n’a même pas eu la décence de répondre, manifestement indifférente aux répercussions humaines de ses activités.

L’été dernier, près de 5 000 personnes ont marché dans les rues de la petite ville nordique de Saint‑Félicien, au Québec, pour demander à Greenpeace de mettre fin à sa campagne fallacieuse. Les leaders locaux, conscients que l’avenir de leurs collectivités est désormais en jeu, ont même « tendu la main » aux militants écologiques afin d’engager un dialogue avec eux. Il est révélateur de constater que Greenpeace n’a pas fait acte de présence et n’a pas non plus répondu à leurs offres de dialogue.

En tant que chef de la direction, j’ai souvent l’occasion de rencontrer nos employés dans les différentes régions où ils vivent et travaillent et de discuter avec eux. Je sais que nous partageons un intérêt commun et une responsabilité : préserver les forêts pour les générations à venir. C’est pourquoi nous n’allons pas laisser Greenpeace s’en tirer avec de la « rhétorique » et des accusations aussi fausses que dommageables lancées de leurs bureaux situés dans des gratte‑ciel de verre à Amsterdam, Hambourg et Washington, D.C.

Nous allons garder la tête haute, tant sur la place publique que devant les tribunaux. Pour ma part, l’espoir qui m’anime est de pouvoir retourner à la forêt, être capable de regarder mes voisins, ma famille et ma collectivité dans les yeux et de pouvoir leur dire que je me suis tenu debout et que j’ai dit la vérité. 

 

Richard Garneau, président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu (National Review Online 3/2/2017)

LES ATTAQUES DU NRDC NUISENT AUX COLLECTIVITÉS BORÉALES

Le NRDC a récemment publié le premier d’une série de six billets de blogue signés par son « expert du Canada », Anthony Swift, un avocat américain de Washington (D.C.). Ce billet est truffé d’inexactitudes, d’allégations trompeuses et de préjugés.

Voici seulement quelques-uns des exemples les plus flagrants :

M. Swift affirme que la forêt boréale « joue un rôle important en ce qu’elle régule le climat mondial par l’absorption d’un énorme volume d’émissions de gaz à effet de serre. » 

Ce que M. Swift omet de préciser, c’est que la gestion forestière améliore en fait la capacité de la forêt boréale d’absorber les gaz à effet de serre, comme le reconnaît le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies.

Il ne mentionne pas non plus que Résolu est un chef de file de l’industrie en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre, ayant réduit de 73 % son empreinte carbone depuis 2000.

M. Swift confond ensuite intentionnellement des termes de foresterie quand il déclare que : « la récolte contribue grandement à la dégradation [de la forêt boréale] ».

Ce que M. Swift appelle « dégradation » est un terme qui inclut les perturbations naturelles comme les feux, les insectes et les maladies, et qui n’est pas synonyme de déforestation.

Moins de 0,5 % de la forêt boréale du Canada est récoltée chaque année, tandis que le taux de déforestation annuel au Canada est inférieur à 0,02%.

M. Swift dit que les pratiques de Résolu ont « gravement menacé le caribou des bois » de la zone boréale canadienne. Il déplore ensuite que Résolu « ne tienne pas son engagement à garantir la survie du caribou. »

Il existe plus de caribous au Canada que de chevreuils, d’orignaux et de wapitis combinés. Avec près de 4 millions d’individus répartis dans tout le pays, les caribous constituent la population d’ongulés sauvages la plus forte du Canada.

De fait, la majorité des troupeaux dans les provinces où Résolu exerce ses activités sont considérés « aussi susceptibles d’être autosuffisants que de ne pas l’être » ou « probablement susceptibles d’être autosuffisants ».

M. Swift soutient que « Résolu a choisi de contester la liberté d’expression et de compromettre un dialogue constructif avec les parties prenantes engagées dans des efforts de conservation proactifs ».

La liberté d’expression ne donne aucunement le droit de tenir des propos diffamatoires. Selon des documents juridiques récemment déposés, Greenpeace a elle-même admis que sa campagne sur la forêt boréale était constituée de « déclarations non vérifiables ou d’opinions subjectives et d’hyperboles ».

Nous avons tenté de résoudre par la discussion ouverte les problèmes que posaient les campagnes trompeuses des activistes, et nous nous adressons maintenant aux tribunaux, pour qu’un juge et jury décident de la légalité de la conduite de Greenpeace et autres activistes aux vues similaires.

M. Swift laisse entendre par la suite que « les terrains forestiers de Résolu ont perdu 46 % de leur certification FSC ».

Le NRDC attribue à Résolu le mérite de gérer au-delà de 5,5 millions d’hectares de plus que la superficie qu’elle ait jamais eu sous sa responsabilité. Ce qu’il ne dit pas, c’est que nous avons cessé la gestion de terrains d’un certain nombre de régions depuis 2012 à cause de fermetures d’usines, et n’avons donc pas demandé la certification qui y était associé.

Il poursuit en disant que « les agissements de Résolu lui ont fait perdre la reconnaissance des principaux groupes de conservation ».

Les pratiques d’aménagement forestier primées de Résolu ont été reconnues dans le monde entier tout au long de 2016.

Selon M. Swift, la gestion forestière primée de Résolu « a donné lieu à une réaction extraordinairement hostile envers les organismes de la société civile, et elle reflète son refus frappant de participer de façon positive à cerner des solutions de conservation crédibles et durables ».

La collaboration est une marque distinctive de Résolu, mais est-ce celle du NRDC?

Nos efforts de collaboration avec les collectivités, les Premières Nations, les ONG et beaucoup d’autres parties prenantes constituent la pierre angulaire de notre approche commerciale.

Par ailleurs, les gouvernements provinciaux, les associations forestières, les dirigeants syndicaux, les communautés des Premières Nations ainsi que les employés et les retraités de l’industrie ont condamné la désinformation faite par les activistes. 

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    L’été dernier, plus de 4 000 personnes ont déambulé dans les rues de Saint-Félicien, petite ville du Nord du Québec, pour exiger que cessent les campagnes trompeuses des activistes.

L’été dernier, plus de 4 000 personnes ont déambulé dans les rues de Saint-Félicien, petite ville du Nord du Québec, pour exiger que cessent les campagnes trompeuses des activistes.

Vers la fin de son billet, M. Swift recommande à Résolu « de laisser tomber sa poursuite contre les organisations d’intérêt public, de cesser ses attaques contre le FSC et de s’assurer d’obtenir le consentement libre, préalable et éclairé des Premières Nations sur leurs territoires ».

La « recommandation » de M. Swift est le fruit de sa propre perception tordue de la réalité dans la forêt boréale.

Dans la foulée des aveux de Greenpeace et de ses codéfendeurs selon lesquels leur campagne sur la forêt boréale n’avait pas respecté la littéralité ni la précision scientifique, le NRDC a repris le flambeau et répète servilement les mêmes allégations sans fondement pour exprimer son appui (et récolter des fonds).

De plus, Résolu demeure membre du Forest Stewardship Council® (FSC®) et a réussi a maintenir ses certifications FSC existantes en 2016.

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    L’un des 17 000 employés membres des Premières Nations de l’industrie des produits forestiers.

L’un des 17 000 employés membres des Premières Nations de l’industrie des produits forestiers.

Notre certification dans le nord-ouest de l’Ontario a été rétablie, et nous avons dernièrement maintenu celle de l’Abitibi, au Québec. Avec la récente acquisition d’une deuxième scierie à Senneterre, au Québec, 300 000 hectares de terrains forestiers certifiés FSC s’ajoutent à la gestion de Résolu, ce qui correspond à une superficie supérieure à celle de l’État du Rhode Island. Nous restons l’une des sociétés qui comptent le plus grand nombre de certificats d’aménagement forestier FSC en Amérique du Nord.

Enfin, Résolu a formé un grand nombre de partenariats consultatifs et économiques avec les Premières Nations. Elle a créé et entretient des avantages substantiels pour ces peuples par l’entremise de leur participation économique à l’exploitation forestières. Nous ne sommes au courant d’aucune mesure semblable de la part du NRDC.

Plus de 17 000 Autochtones travaillent dans l’industrie des produits forestiers, dont les activités font participer au-delà de 1 400 entreprises des autochtones.

M. Swift termine son billet « d’expert » par ceci : « Il est temps de revenir à ce qui compte, soit conserver la forêt boréale et s’engager véritablement envers la foresterie durable. »

La plus grande menace qui plane sur la forêt boréale est la désinformation pratiquée par les activistes environnementaux, comme M. Swift, qui ne respectent ni le point de vue ni les intérêts de ceux qui y vivent et y travaillent.

Les forêts où Résolu exerce ses activités sont parmi les mieux gérées qui soient au monde, comme les experts internationaux s’entendent pour le dire