Un nouveau rapport confirme les pratiques solides du Canada en matière d’aménagement forestier

MISE À JOUR 9/14/17 : Le NRDC a présenté d’autres arguments erronés et non fondés au sujet de la position de Résolu sur l’aménagement forestier durable. Dans le dernier billet publié sur son blogue, le NRDC affirme que le gouvernement du Canada devrait en faire plus pour protéger la forêt boréale, alors qu’il y a abondance de preuves, dont le rapport dont il est question ci-dessous, indiquant que les règlements forestiers en vigueur au Canada sont parmi les plus rigoureux au monde.

De plus et contrairement à ce que l’organisme prétend, nous appuyons sans réserve les politiques de l’APFC. D’ailleurs, la Société est un leader mondialement reconnu dans le domaine de l’intendance environnementale et en raison des pratiques responsables qu’elle met en œuvre dans la région boréale, un fait que le billet omet de mentionner. 

Il s’agit de sérieuses lacunes qui exigent de la substance et des nuances, ce qui n’est malheureusement pas le cas ici. Depuis des mois, Rhea Suh et Anthony Swift, les dirigeants du NRDC, refusent de donner suite aux invitations des résidents de la forêt boréale à visiter la région afin de discuter de l’impact réel qu’ont les campagnes irresponsables des activistes sur leur collectivité. 

La nouvelle « experte boréale » qui travaille dans les bureaux du NRDC à Washington, D.C. aura-t-elle l’intégrité nécessaire pour venir sur place écouter les collectivités qu’elle tente d’influencer à distance? On pourrait en douter.  

Mise à jour de notre réponse précédente au NRDC :

Nous avons déjà exposé la tentative intellectuellement malhonnête du Natural Resources Defense Council (NRDC) de discréditer les études qui démontrent que les ressources forestières du Canada font partie des mieux réglementées et des mieux gérées au monde. Un nouveau rapport de NEPCon (produit avec le soutien du Forest Stewardship Council®) confirme que les affirmations du NRDC sont trompeuses et irresponsables.[1] NEPCon est un organisme international sans but lucratif bien connu qui mène des audits de certification selon les normes du FSC et du PEFC (Programme for the Endorsement of Forest Certification).

Bien que le NRDC ne mentionne jamais les taux de conformité, l’organisme prétend que bien que les politiques d’aménagement forestier du Canada soient rigoureuses, rien ne prouve que « les règles sont véritablement mises en application et respectées sur le terrain ».[2] Mais après avoir consulté un certain nombre de sources fiables et mené sa propre évaluation des pratiques canadiennes d’aménagement forestier et de récolte, le rapport de NEPCon conclut ainsi :

« Le Canada dispose d’un solide système de procédures qui garantissent que ses forêts sont gérées dans l’intérêt du public. Plusieurs rapports et études ont confirmé que les politiques et pratiques d’aménagement forestier du Canada sont parmi les plus rigoureuses au monde. » (traduction libre)

Le rapport de NEPCon cite de nombreux groupes de certification et de développement durable, y compris le World Business Council for Sustainable Development (Conseil mondial des affaires pour le développement durable) et le World Resources Institute (Institut des ressources mondiales), qui estiment que le Canada a la plus faible prévalence de sources d’approvisionnement douteuses et de corruption au monde, de même qu’un faible risque de récolte illégale. De plus, la Banque mondiale compte le Canada parmi les 10 meilleurs pays au monde pour ce qui est du respect de la primauté du droit.

Quant aux politiques qui régissent les travaux de récolte au Canada et au respect des règles, le rapport conclut que « les lois sont respectées » et que « les cas d’infraction à des lois ou à des règlements font l’objet d’un suivi efficace grâce à des mesures préventives prises par des autorités ou des entités compétentes ». Le rapport en vient à la même conclusion quand il s’agit de la protection des espèces, « de la protection de sites ayant une importance sociale et écologique », et du respect des règlements sur l’environnement et des exigences en matière de santé et de sécurité, de commerce et de transport.

Cela fait maintenant 10 mois que des communautés boréales, des dirigeants syndicaux et des groupes commerciaux se sont adressés en toute bonne foi à Rhea Suh, directrice du NRDC, pour poser des questions et partager des préoccupations qui, selon les prétentions du NRDC, ne représentaient pas la réalité sur le terrain dans la forêt boréale. Ils n’ont toujours pas reçu la visite des dirigeants du NRDC ni même la courtoisie d’un appel téléphonique.

Les affirmations sans fondement du NRDC font du tort aux centaines de milliers de travailleurs forestiers canadiens qui s’engagent à adopter des pratiques responsables.  

 

[1] http://beta.nepcon.org/sites/default/files/library/2017-08/NEPCon-TIMBER-Canada-Risk-Assessment-EN-V1.pdf

[2] https://www.nrdc.org/experts/anthony-swift/spinning-green-stumps-speak-louder-words-page

Les collectivités de la boréales méritent des réponses de Greenpeace

À l’occasion de récentes sorties publiques ainsi que dans une série en ligne intitulée « 10 questions », Greenpeace a fait preuve d’une bonne volonté inhabituelle de répondre aux interrogations portant sur son comportement. 

Pourquoi inhabituelle? Parce que depuis maintenant plusieurs années, Greenpeace ignorait systématiquement les milliers de parties prenantes de la région boréale qui la suppliaient de cesser ses attaques contre la foresterie responsable. Les collectivités des Premières Nations, les citoyens, travailleurs, maires et autres leaders des collectivités locales ont écrit et téléphoné à Greenpeace, ont manifesté et se sont exprimés en ligne.  Leurs appels n’a suscité absolument aucune réaction.

 
 

Dans une récente déclaration publique, Greenpeace a reconnu avoir causé des dommages : « Nous sommes troublés par les récentes pertes d’emplois (...) dans l’industrie forestière, qui affectent des travailleurs et leur famille. » Et après avoir ignoré depuis des années les parties prenantes de la région boréale, Greenpeace se déclare maintenant prête à les écouter : « Nous savons que les femmes et les hommes de l’industrie forestière doivent être à la table de discussion [et] nous souhaitons parler aux travailleurs, qui connaissent le mieux les conditions sur le terrain. »

Dans l’intervalle, Greenpeace défend publiquement ses attaques nuisibles en invoquant la liberté d’expression. Mais cet argument de Greenpeace ne cadre pas avec ses propres déclarations sur le sujet : « La liberté d’expression est assortie d’une responsabilité – fondée sur l’honnêteté et la transparence. La liberté d’expression ne s’applique pas à la désinformation ni à propagande. »[1]

La longue liste de proclamations contradictoires de Greenpeace soulève des questions évidentes :

Si Greenpeace prône la transparence, alors pourquoi ne rencontre-t-elle pas les collectivités locales?[2]

Si Greenpeace est contre la désinformation, alors pourquoi soutient-elle que ses accusations sont des « énoncés non vérifiables d’opinions subjectives » qui « ne respectent ni la littéralité ni la précision scientifique »?[3]

Si Greenpeace sait que ses attaques nuisent aux collectivités boréales, pourquoi ne rappelle-t-elle pas les citoyens qui ont communiqué avec elle ou ne les rencontre-t-elle pas en personne?[4]

Voilà des questions légitimes qui méritent des explications.

C’est pourquoi nous utiliserons dorénavant le mot-clic #QuestionGreenpeace quand des interrogations de bonne foi de ce genre seront soulevées dans le débat public.

Il est temps que le public découvre si Greenpeace est véritablement attachée à la transparence.

Voici quelques micromessages qui nous serviront à lancer la discussion :

Pourquoi @Greenpeace a-t-elle ignoré tant de gens des collectivités boréales touchés par sa campagne? #QuestionGreenpeace

Pourquoi Greenpeace n’a-t-elle pas répondu aux milliers de citoyens ayant protesté à Saint-Félicien contre ses attaques?#QuestionGreenpeace

Si elle a tant de respect pour les travailleurs, @Greenpeace viendra-t-elle les rencontrer dans la région boréale? #QuestionGreenpeace

 
 
 

Les syndicats demandent des comptes à Greenpeace sur les emplois perdus et son indifférence

Les syndicats représentant les travailleurs de tout le Québec se sont prononcés avec éloquence hier sur les dommages économiques et les emplois menacés attribuables aux attaques irresponsables de Greenpeace, qui n’est pas disposée à entrer en contact avec les collectivités visées.  

Dans un communiqué conjoint, la Confédération des syndicats nationaux s’est dite désolée de l’approche utilisée par Greenpeace. À la conférence de presse, la Confédération représentait le Syndicat national des travailleuses et travailleurs des pâtes et papiers d’Alma, le Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean et la Fédération de l’industrie manufacturière. Chacun des syndicats a dénoncé la campagne de désinformation de Greenpeace sur la forêt boréale et décrié l’indifférence répétée de l’organisation devant les tentatives de dialogue des collectivités qui subissent les préjudices de cette situation.

Dans une déclaration publique datant de quelques semaines, Greenpeace avait admis que les dommages étaient bien réels et se poursuivaient. « Nous sommes troublés par les pertes d’emplois (…) dans l’industrie forestière, qui affectent des travailleurs et leur famille. Nous savons que les femmes et les hommes de l’industrie forestière doivent être à la table de discussion (…) et nous souhaitons parler aux travailleurs, qui connaissent le mieux les conditions sur le terrain. »

Ces « travailleurs qui connaissent le mieux les conditions sur le terrain » savent très bien que la forêt boréale n’est absolument pas en danger, que le taux de déforestation au Canada est presque nul et que moins de 0,2 % de la forêt boréale canadienne est récoltée annuellement – soit une superficie dix fois inférieure à celle perturbée chaque année par des causes naturelles comme les incendies de forêt et les maladies. Ces travailleurs pourraient aussi démontrer que Résolu est un gestionnaire forestier responsable exerçant ses activités avec d’autres entreprises forestières canadiennes dans un cadre hautement réglementé et se conformant à des normes d’aménagement forestier et de chaîne de traçabilité mondialement reconnues.

Les travailleurs forestiers ne défendent pas leurs moyens de subsistance au détriment de l’environnement; le bois est après tout une ressource renouvelable, et l’avenir de nos collectivités dépend de la durabilité des forêts. Ces faits ne cadrent cependant pas avec les propos mensongers de Greenpeace.

Jean-Pierre Lebel, président du Syndicat national des travailleuses et travailleurs des pâtes et papiers d’Alma, a réfuté la position de Greenpeace : « La situation est assez critique; je ne pense pas que Greenpeace se soucie des travailleurs de la région dans cette affaire. »  

Mathieu Lafleur, président de la Fédération de l’industrie manufacturière, a ajouté : « Greenpeace doit cesser ses attaques contre les travailleurs. Il pourrait y avoir 280 pertes d’emploi, ce qui serait dévastateur pour les familles. » M. Lafleur a précisé qu’il avait tenté d’entrer en contact avec Greenpeace de façon répétée pour discuter de la situation, sans succès.  

Engelbert Cottenoir, président du Conseil central des syndicats nationaux du Saguenay–Lac-Saint-Jean, a quant à lui rappelé le tort causé : « En marge de ce conflit, il y a 280 travailleuses et travailleurs honnêtes et toute une région déjà éprouvée par les compressions de toutes sortes qui risquent d'en payer le fort prix. »  

En outre, les syndicats s’en sont pris aux récentes tentatives d’intimidation de Greenpeace à l’endroit des maisons d’édition. « Nous dénonçons ce boycottage, dont les membres syndicaux seront les premières victimes, a déclaré M. Lebel. Si les clients de Résolu boycottaient le papier d’Alma, la production des deux machines à papier de l’usine s’en trouverait très rapidement et considérablement réduite. Des centaines d’emplois à temps plein bien rémunérés pourraient être perdus. [C’est pourquoi] nous souhaitons faire la lumière sur les incidences négatives des gestes de Greenpeace. »  

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Le fait que Greenpeace ne soit pas disposée à rencontrer les syndicats ni même à dialoguer avec eux constitue une tendance. Depuis des années, plusieurs milliers de citoyens de la région boréale canadienne ont tendu la main à Greenpeace; ils lui ont exprimé leurs préoccupations par téléphone, lettre et publipostage, sur les médias sociaux ainsi qu’à l’occasion de vastes manifestations. Comment Greenpeace a-t-elle réagi à l’avalanche d’appels sincères au sujet du tort réel qu’elle a causé? La réponse est simple : elle les a ignorés.  

Réponse au journal Le Monde 

Le 20 mai 2017, le journal français Le Monde a publié un article rapportant un certain nombre de faits trompeurs qui semblaient avoir été repris sans discernement de publicités de Greenpeace. La journaliste parisienne spécialisée en environnement Patricia Jolly a fait preuve de parti pris en présentant un « rapport » de Greenpeace qui ne contient en fait aucune nouvelle information. Ce document ne fait que remâcher les nombreuses déformations de la réalité et les faussetés dont sont truffées les attaques irresponsables de l’organisation à l’endroit de Résolu depuis des années. 

Nous avons déboulonné chaque accusation formulée dans ce document ou y avons répondu, comme l’indiquent les précisions que nous avons fournies dans ce billet de blogue avant même la parution de l’article dans Le Monde. Et dans chaque cas, nous avons donné une réponse transparente, au vu et au su du public et des multiples parties prenantes de la région boréale. Le résultat? De nombreux organes médiatiques crédibles ayant enquêté sur notre différend avec Greenpeace et ses alliés – du Wall Street Journal au Washington Post en passant par le National Post et l’émission Enquête – ont soulevé des questions quant à l’interprétation des faits erronée de Greenpeace, ses tactiques douteuses, ses motivations profondes, ou tous ces éléments à la fois. 

Nous avons tenté d’entrer en contact avec le rédacteur du journal Le Monde pour qu’il publie notre réponse à son article, mais il n’a pas donné suite à notre demande. Nous vous présentons ici notre réponse intégrale.

 

Tribune libre 
Le Monde

Un article récemment paru dans Le Monde [Un forestier canadien veut « bâillonner » Greenpeace] induit les lecteurs en erreur quant à la nature de notre litige avec Greenpeace, et ne tient pas compte de sa position hypocrite sur la question de la liberté d’expression.

Les offensives de Greenpeace vont bien au-delà de la simple opinion. Comme l’attestent nos documents juridiques déposés en cour, Greenpeace pratique depuis des années une campagne de désinformation publique à propos de nos pratiques forestières – elle usurpe l’identité de nos employés, attaque le site Web de nos clients et harcèle les entreprises avec lesquelles nous traitons, les menaçant entre autres d’une campagne de dénigrement semblable. Voilà les graves infractions qui nous ont obligés à intenter une poursuite en justice.

Lorsque Greenpeace et ses alliés ont été contraints de rendre compte de leurs déclarations en cour, ils ont commencé à changer de discours. Leurs condamnations de nos pratiques forestières « n’ont respecté ni la littéralité ni la précision scientifique », comme ils le concèdent dans les documents juridiques qu’ils ont déposés en cour. Leurs accusations contre Résolu étaient plutôt des « hyperboles », de la « rhétorique enflammée » et des « énoncés d’opinions subjectives non vérifiables » ne devant pas être pris dans « leur sens littéral » ni entraîner leur responsabilité juridique. 

Greenpeace prétend maintenant qu’elle est une martyre de la liberté d’expression. Mais il n’est pas question ici de liberté d’expression. Comme le dit elle-même Greenpeace sur son site Web : « La liberté d’expression ne s’applique pas à la désinformation ni à la propagande ». Bien que nous soyons entièrement d’accord avec cet énoncé, vos lecteurs méritent de savoir que Greenpeace ne semble pas penser qu’il s’applique à sa propre conduite. 

Sincèrement, 
Richard Garneau, président et chef de la direction de Produits forestiers Résolu

 

GREENPEACE MET ENCORE UNE FOIS DE CÔTÉ LES GENS DE LA RÉGION BORÉALE POUR ALLER HARCELER DES ÉDITEURS DE LIVRES JUSQU’À NEW YORK

La semaine dernière, des représentants de Greenpeace sont arrivés à brûle-pourpoint dans les bureaux d’éditeurs new yorkais. Ils ont exigé de voir des cadres supérieurs et les ont appelés à soutenir les campagnes trompeuses de Greenpeace sur la région boréale. 

Pourquoi Greenpeace consacre-t-elle ses ressources à voyager d’un océan à l’autre pour aller harceler des éditeurs à New York, plutôt que de rendre visite aux collectivités ayant été directement touchées par sa campagne de désinformation?

Greenpeace dit souhaiter « parler aux travailleurs, car ils connaissent le mieux les conditions sur le terrain [et que] les femmes et les hommes de l’industrie forestière doivent être à la table de discussion. »

Mais plusieurs milliers de citoyens de toute la région boréale canadienne ont bel et bien tendu la main à Greenpeace. Ils lui ont exprimé leurs préoccupations par téléphone, lettre et publipostage, sur les médias sociaux ainsi qu’à l’occasion de vastes manifestations. Ils ont demandé à Greenpeace de cesser ses campagnes qui désinforment la population et menacent les moyens de subsistance de leur collectivité.

Comment Greenpeace a-t-elle réagi à l’avalanche d’appels sincères au sujet du tort réel qu’elle a causé? La réponse est simple : elle les a ignorés.    

Les témoignages ci-dessous représentent seulement quelques-unes des collectivités de la région boréale affectées par la campagne de désinformation de Greenpeace qui ciblait Produits forestiers Résolu. Greenpeace aura-t-elle la décence de rendre visite à ces collectivités dans un avenir proche? Nous n’y comptons pas trop. 


« Moi, je l’ai offert au directeur québécois – je nommerai pas son nom – de venir chez nous, puis de venir, puis de m’appeler 24 heures avant. “On va changer rien de ce qui se passe dans l’usine, je vais te la montrer dans tous les recoins que tu voudras aller. Je vais y aller avec toi.” Mais j’ai jamais eu de suivi qui a été fait; jamais de suivi qui a été fait. »

Ghislain Laprise, travailleur et président du syndicat de l’usine de La Doré (Québec) – Produits forestiers Résolu


« Greenpeace, pour nous, c’est un regroupement d’environnementalistes qui va à l’extrême, qui ne cherche pas à établir d’équilibre entre la conservation de l’environnement, le maintien du développement durable et l’exploitation forestière. »

Jack Picard, membre du conseil de bande des Innus de Pessamit (Québec) 


« C’est certain que Greenpeace ne parle pas au niveau des gens concernant la forêt boréale si on regarde au niveau de la région. »

David Côté, surintendant, usine de Saint-Prime (Québec) – Produits forestiers Résolu

 

 

 

 

Réponse à Hachette Livre

Nous avons récemment reçu une lettre de la direction de Hachette Livre exprimant des inquiétudes relatives à nos poursuites juridiques contre Greenpeace, à la suite du « rapport » trompeur de ce groupe sur la liberté d’expression. Le président et chef de la direction de Résolu, Richard Garneau, a répondu ainsi à cette lettre :

Le 12 juin 2017

Monsieur Arnaud Nourry
Président et chef de la direction
Hachette Livre
58 Rue Jean Bleuze
92170 Vanves, France 

Monsieur, 

Nous vous remercions de nous avoir si aimablement invités à vous faire part de nos réflexions au sujet de la foresterie durable, un engagement que nous avons en commun depuis longtemps. Vous faites partie de nos clients les plus précieux, et c’est avec une grande fierté que nous voyons votre société transformer en magnifiques livres le papier que nous produisons avec passion. 

Certes, je partage votre déception quant aux diverses accusations de Greenpeace qui semblent difficiles à comprendre, bien que les raisons qui les motivent soient manifestes. Présume-t-elle que le public croira simplement ses allégations sans les examiner de près? Les exigences de Greenpeace étant capricieuses, obscures et sans cesse changeantes, ses affirmations deviennent la seule norme. 

En revanche, notre position et nos antécédents sont soigneusement détaillés et entièrement transparents. Je recommande à toute partie prenante de se renseigner ici sur notre performance en matière de développement durable. D’ailleurs, voici quelques exemples des récentes marques de reconnaissance auxquelles a donné lieu notre leadership environnemental : 

• Prix du Leader en environnement 2017, Conférence des leaders en environnement (Amérique du Nord) 
• Prix Mercure 2017, catégorie Développement durable (Canada) 
• Prix d’excellence Peer Awards 2016-2017, catégories Responsabilité d’entreprise et Secteur industriel (Royaume-Uni) 
• Prix Innovation et excellence 2017 du magazine Corporate LiveWire pour la durabilité de nos produits forestiers (Amérique du Nord) w 

En outre, nous sommes fiers des diverses mesures proactives mises en place, qui continuent d’accroître la durabilité de nos installations. Nous comblons 74 % de nos besoins en énergie de sources renouvelables. Il y a quelques années, nous nous sommes engagés à réduire nos émissions de gaz à effet de serre de 65 % sous les niveaux de 2000. Nous avons surpassé cette cible, et à la fin de 2016, avions réalisé une réduction de 73 %, la meilleure de notre secteur. Nous avons suivi de près nos empreintes carbone et hydrique ainsi que nos pratiques de foresterie, et en avons fait rapport dans le cadre du Carbon Disclosure Project (CDP). Nos notes ont été au-dessus de la moyenne de l’industrie sous les aspects du carbone et de l’eau, et, en 2016, nous avons obtenu un « A- » en foresterie, soit la plus haute note du secteur dans toute l’Amérique du Nord. L’an dernier, Résolu est devenue l’une des premières entreprises canadiennes de la Carbon Pricing Leadership Coalition, une initiative volontaire mondiale visant à lutter contre le changement climatique par la tarification du carbone. 

Nous sommes toujours déterminés à maintenir nos certifications d’aménagement forestier et de chaîne de traçabilité à l’égard de tous nos territoires forestiers en fonction de normes internationalement reconnues, comme celle de la Sustainable Forestry Initiative® (SFI®), celle du Programme for the Endorsement of Forest Certification (PEFC) et celle du Forest Stewardship Council® (FSC®). Ces certifications permettent d’avoir l’assurance que la fibre que nous transformons provient de forêts aménagées de façon responsable. Le gouvernement du Canada, qui possède et surveille les territoires forestiers où nous exerçons nos activités, tient aussi un rôle crucial, car il veille à ce que les forêts sous notre intendance soient aménagées de façon durable. Nous avons un bilan très solide en matière de conformité aux règlements, tant fédéraux que provinciaux. 

Notre attachement aux pratiques responsables vise également nos diverses parties prenantes : les collectivités où nous vivons et travaillons, nos employés consciencieux et, bien sûr, nos clients. Greenpeace prétend elle-même avec enthousiasme qu’elle a causé plus de 100 millions de dollars en dommages économiques. De plus, elle a admis avoir trafiqué des photographies et des vidéos à propos de nos pratiques forestières. Forcée de se justifier en cour, Greenpeace a admis que ses allégations au sujet de Résolu « ne se conformaient pas à la littéralité ni la précision scientifique », étant plutôt des « énoncés non vérifiables reflétant une opinion subjective et tout au plus une hyperbole ne devant pas être prise au pied de la lettre ». 

Il y a deux semaines, Greenpeace a fait cette déclaration : « Nous sommes troublés par les pertes d’emplois récemment annoncées dans l’industrie forestière, qui affecteront des travailleurs et leur familles. Nous souhaitons parler aux travailleurs, car ils connaissent le mieux les conditions sur le terrain. Les femmes et les hommes de l’industrie forestière doivent être à la table de discussion. » Mais ces travailleurs, leurs syndicats, les leaders communautaires, les chefs des Premières Nations et des milliers de citoyens implorent Greenpeace de les entendre depuis des années et sont complètement ignorés. 

Un seul exemple parmi tant d’autres : des milliers de citoyens ont marché dans les rues de la ville de Saint-Félicien, au Québec, pour protester contre les répercussions causées par l’attitude de Greenpeace. « Nous avons tenté d’engager le dialogue avec les activistes », a déclaré Gilles Potvin, maire de la ville, à l’occasion du rassemblement. À l’instar d’innombrables collectivités de toute la région boréale, celle de Saint-Félicien n’a jamais eu de nouvelles de Greenpeace. 

Nous nous préoccupons du fait que Greenpeace ait consacré ses vastes ressources pour amadouer les grandes maisons d’édition, mais qu’elle n’ait pas eu la simple décence de rencontrer les gens ordinaires à qui elle sait qu’elle cause préjudice. 

Je vous promets que les normes les plus élevées demeureront celles qui sous-tendent nos bonnes et longues relations avec Hachette. Nous vous réitérons nos remerciements de nous avoir donné l’occasion de dialoguer avec vous. Je me réjouis de la possibilité de vous rencontrer personnellement à Paris pour discuter plus avant de ces enjeux. 

Dans l’intervalle, je vous prie d’agréer, Monsieur, l’expression de mes sentiments les meilleurs. 

Richard Garneau
Président et chef de la direction
Produits forestiers Résolu 

Le « rapport » de Greenpeace est trompeur, rabâché et malhonnête

Les activistes de Greenpeace se sont donné du mal pour présenter un récent « rapport » sur leur campagne boréale comme le fruit de nouvelles recherches d’envergure, alors qu’en fait, ce document ne contient aucune nouvelle information; il ne fait que rabâcher les nombreuses déformations de la réalité et les faussetés dont sont truffées ses attaques irresponsables à notre endroit depuis des années.

En fait, Résolu a répondu avec force détails à toutes les accusations substantielles formulées dans ce document ou les a réfutées. Dans chaque cas, nous avons donné une réponse transparente, au vu et au su du public et des multiples parties prenantes de la région boréale. Le résultat? Tous les organes médiatiques crédibles qui ont enquêté sur notre différend avec Greenpeace et ses alliés – du Wall Street Journal au Washington Post en passant par le National Post et l’émission Enquête – ont soulevé des questions quant à l’interprétation des faits erronée de Greenpeace, à ses tactiques douteuses, à ses motivations profondes, ou à tous ces éléments à la fois.

Quand Enquête, l’une des principales émissions télévisées d’affaires publiques au Canada, a montré à Nicolas Mainville, alors directeur de Greenpeace Québec, les images falsifiées qu’avait publiées Greenpeace avant de se rétracter, il s’est dérobé à toute responsabilité de son groupe en répondant : « Cela me fait un peu rire[1]. »

Quand The Wall Street Journal a questionné Greenpeace au sujet de ses antécédents de déformation de la réalité et d’usurpation d’identité, Annie Leonard, directrice générale de Greenpeace États-Unis, a répondu en esquivant tout détail[2].

Si le verdict d’observateurs externes ne suffit pas, sachez que Greenpeace elle-même, mise en face de ses nombreuses faussetés devant les tribunaux, a été forcée de concéder, dans des documents juridiques, que les allégations faites à l’encontre de Résolu étaient des « hyperboles rhétoriques ne pouvant donner lieu à une poursuite ». Elle a décrit ses positions alarmistes véhémentes comme des « opinions subjectives non vérifiables » et sa description des activités de Résolu dans la région, comme « davantage figurée que littérale ».

Passons en revue, une fois de plus, les détails d’un certain nombre d’enjeux :

Forêt boréale et changement climatique

Greenpeace confond aménagement forestier et déforestation. Pourtant, les lois canadiennes régissant l’industrie forestière sont strictes, et Résolu les respecte ou les surpasse. Moins de 0,2 % de la forêt boréale du Canada est récoltée annuellement, soit une superficie dix fois inférieure à celle qui est perturbée chaque année par des causes naturelles comme les incendies de forêt et les maladies[3]. Quant à la vraie déforestation, elle est quasi inexistante. Le taux de déforestation au Canada est proche de zéro, soit 0,02 %, et il est principalement attribuable au développement commercial et autres utilisations industrielles, et non à l’industrie forestière.

Greenpeace insinue par ailleurs que les activités de récolte de Résolu entravent d’une façon ou d’une autre la capacité de la forêt boréale d’absorber le carbone atmosphérique nuisible. Ce qu’elle ne dit pas, c’est que la récolte et la gestion responsable des forêts sont reconnues et encouragées par le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat des Nations Unies, car elles améliorent la capture du carbone[4][5]

Greenpeace tente aussi de dépeindre Résolu comme un partenaire non fiable pour les protecteurs de l’environnement, donnant pour preuve la fin de son partenariat avec le Fonds mondial pour la nature (WWF). Voilà une interprétation tout à fait fausse du cours naturel de notre partenariat. Résolu a été membre du programme Climate Savers du WWF, une entente de cinq ans en vertu de laquelle les sociétés chefs de file établissent des cibles ambitieuses en matière de réduction volontaire de leurs émissions de gaz à effet de serre (GES). En 2011, Résolu s’est engagée à atteindre une cible parmi les plus ambitieuses de l’industrie : une réduction de 65 % des émissions de GES avant 2015 par rapport aux niveaux de 2000. Nous avions dépassé notre cible avant le terme de l’entente, et à la fin de 2016, avions réalisé une réduction de 73 %. De plus, nous avons complètement éliminé le charbon de nos installations. Nous avons en effet été reconnus à l’échelle nord-américaine et mondiale pour notre engagement à l’égard de la réduction du carbone, de la gestion responsable des forêts et de nos pratiques de développement durable innovantes.

 
 

Collaboration avec les collectivités des Premières Nations

Greenpeace prétend respecter les droits des Autochtones à l’autodétermination économique. De nombreuses collectivités des Premières Nations ne sont cependant pas d’accord. Comme le dit Jack Picard, membre du Conseil de bande des Innus de Pessamit : « À notre avis, Greenpeace est un groupe environnemental qui recourt à des mesures extrêmes… Nous sommes tout à fait capables de nous exprimer. »

Le rapport omet les partenariats entre Résolu et les Premières Nations. Résolu a de solides partenariats avec plus de 40 collectivités des Premières Nations dans les régions où elle est présente, et a signé en 2015 un mémoire d’entente historique avec six d’entre elles, leur assurant 100 M$ en nouvelles occasions d’affaires[6].

 
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Greenpeace prétend à une « collaboration » quotidienne avec les Premières Nations, les gouvernements et les syndicats « pour favoriser […] des collectivités locales saines », mais passe sous silence ses nombreux conflits avec ces mêmes groupes. Citons à titre d’exemple le grand nombre de représentants ayant demandé à Greenpeace et à ses alliés de cesser leurs campagnes qui induisent la population en erreur et menacent les moyens de subsistance des collectivités forestières. Greenpeace a ignoré les parties prenantes, dont les collectivités des Premières Nations, les responsables gouvernementaux du fédéral et du provincial, les associations de l’industrie et les dirigeants syndicaux représentant des milliers d’employés et de retraités. 

Participation des parties prenantes

Ce que prétend Greenpeace au sujet de la participation et de la responsabilité n’est pas seulement malhonnête, c’est une insulte aux milliers de gens qui ont tenté de bonne foi de communiquer avec elle pour l’implorer de cesser ses campagnes déloyales qui causent des torts réels aux collectivités de la région boréale.

Il n’est donc pas étonnant que les employés de Greenpeace doivent dissimuler leur identité quand ils voyagent dans les collectivités de la région boréale, comme l’a rapporté le National Post[7].

Résolu collabore quotidiennement avec diverses parties prenantes : collectivités des Premières Nations, clients, employés, organisations non gouvernementales (ONG), organisations non gouvernementales environnementales (ONGE), partenaires commerciaux, représentants gouvernementaux, investisseurs et grand public.

La forêt boréale, habitat d’une espèce menacée

Greenpeace insinue que les activités de Résolu menacent la survie de populations de caribous des bois. Pourtant, près de 75 % du territoire habité pas le caribou des bois n’est pas accessible à l’industrie forestière dans les secteurs où nous exerçons nos activités, et dans les secteurs accessibles, 38 % de la superficie au Québec et 34 % en Ontario est réservée à des fins de conservation et autres[8]

Liberté d’expression, dissimulation de faits et bâillonnement des critiques

Greenpeace qualifie à tort notre poursuite devant un tribunal fédéral américain d’atteinte au Premier Amendement. Notre poursuite se base sur la loi américaine Racketeer Influenced and Corrupt Organizations (RICO), qui concerne les pratiques commerciales frauduleuses, y compris celles des ONG. La liberté d’expression ne protège pas la fraude ni n’inclut la diffamation ou la calomnie.

Greenpeace et ses alliés jouent sur deux tableaux. Quand ils défendent leurs allégations en cour, ils les qualifient d’« énoncés non vérifiables d’opinions subjectives ». Quand il s’agit de collecter des fonds, ces mêmes énoncés deviennent des « faits ». Voici le lien vers notre plainte intégrale.

 
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De plus, Greenpeace prétend que notre poursuite est un « acte délibéré » pour l’exclure du débat public. En réalité, notre poursuite vise à demander des comptes à Greenpeace et à ses alliés pour les dommages qu’ils nous ont causés – dommages qu’ils évaluent eux-mêmes à 100 M$.

Faire affaire avec Résolu

Greenpeace a eu l’incroyable effronterie de dire aux éditeurs qu’ils « collaboraient avec une société controversée liée à la destruction de forêts anciennes intactes », alors que les seuls groupes faisant l’objet d’une controverse sont en fait Greenpeace et ses alliés. En vérité, la forêt boréale n’est absolument pas « ancienne » au sens scientifique, et selon les Nations Unies, elle n’est aucunement « en danger ». La gérance environnementale et les pratiques responsables de Résolu dans la région sont reconnues dans le monde entier.

 
 

 

Le rapport de Greenpeace ne contient pratiquement rien. Ce n’est que du réchauffé, un condensé d’erreurs que nous avions déjà rectifiées. Il ne contribue aucunement à répondre à nos graves accusations, à expliquer les préjudices signalés par tant de journalistes indépendants et de parties prenantes ou à faire réellement progresser le débat sur le développement durable en Amérique du Nord.

Nous élever contre les déclarations fausses, les menaces et l’intimidation est une obligation morale. Elle implique de soutenir nos clients, nos parties prenantes et les collectivités de la région boréale, qui sont à nos côtés.


[1] 2016. Blogue Produits forestiers Résolu. L’émission d’affaires publiques Enquête souligne la désinformation faite par Greenpeace. http://blog.resolutefp.com/fr/2016/04/lemission-daffaires-publiques-enquete-souligne-la-desinformation-faite-par-greenpeace/ 

[2] 2016. The Wall Street Journal. The Case Against Greenpeace. https://www.wsj.com/articles/the-case-against-greenpeace-1466203663

[3] 2014. Gouvernement du Canada – Ressources naturelles Canada. État des forêts au Canada : rapport annuel 2014. http://scf.rncan.gc.ca/publications?id=35713&lang=fr_CA

[4] 2016. Produits forestiers Résolu – Communiqué de presse. Produits forestiers Résolu intente une poursuite pour manœuvres frauduleuses contre Greenpeace devant un tribunal fédéral américain. http://pfresolu.mediaroom.com/2016-05-31-C-O-R-R-E-C-T-I-O-N-de-la-source-Produits-forestiers-R-solu-Inc

[5] 2007. Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat. Contribution du Groupe de travail III au quatrième rapport d’évaluation du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, 2007. https://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/wg3/ar4-wg3-chapter9.pdf

[6] 2015. Produits forestiers Résolu – Communiqué de presse. Résolu signe une entente avec six Premières Nations. http://pfresolu.mediaroom.com/index.php?s=28277&item=137035

[7] 2015. Financial Post. Battle for the Boreal.
http://business.financialpost.com/features/battle-for-the-boreal-forest-2 

[8] 2016. Calculs réalisés par Résolu. Calculs détaillés fournis sur demande. Données cartographiques provenant des systèmes d’information géographique (SIG) en Ontario et de la Fiche thématique du Québec, ministère québécois des Forêts, de la Faune et des Parcs. http://www.ec.gc.ca.indicateurs-indicators/default.asp?lang=en&n=8390800A-1#pa3

Les sociétés devraient résister au chantage d’activistes comme ceux de Greenpeace

Lorsque des groupes d’activistes radicaux viennent frapper à la porte, l’instinct de la plupart des dirigeants d’entreprise est de suivre les sentiers battus de la moindre résistance. Calmer le jeu, concéder, capituler – amadouer les fauteurs de troubles et les chasser vers leur cible suivante.

Leur comportement menaçant est devenu si effronté, et l’expérience est courante pour tant de grandes entreprises mondiales. Ainsi va le cycle de l’intimidation : usage de campagnes trompeuses, exigences vagues, changement constant des règles et absence totale de fondement scientifique – le tout avec une rhétorique enflammée pour inciter à faire des dons. Les entreprises se trouvent devant une alternative : capituler ou voir des diffamations et fausses déclarations salir leur réputation.

Greenpeace, l’un de ces groupes parmi les plus importants et agressifs, utilise une technique de détournement (brand-jacking) pour usurper l’identité de marques populaires dans le but de porter atteinte à leur image. Sur son site Web, Greenpeace se vante de la vitesse à laquelle les sociétés capitulent, même celles de taille, malgré le fait que les campagnes de dénigrement se fassent au vu et au su de tous. Sa liste de cibles est un véritable bottin des sociétés chefs de file.

[...]

Mais lorsque Greenpeace et ses alliés ont ciblé notre Société, nous avons décidé d’y mettre un terme, en défendant notre intégrité avec détermination et sans complaisance.

Créateurs de crise

Résolu est l’une des plus importantes sociétés de produits forestiers de l’Amérique du Nord...Tout ce que nous fabriquons provient d’une ressource naturelle parmi les plus renouvelables qui soient, les arbres. Et malgré les nombreux prix lui ayant été décernés à l’échelle nord-américaine et mondiale pour son leadership en matière de développement durable, notre Société s’est retrouvée au centre d’une campagne de salissage cynique qui dure depuis des années, menée par de grandes organisations d’activistes bien financées, Greenpeace et ses alliés.

Il y a des ONG consciencieuses dont la cause est vertueuse; d’autres existent strictement pour employer des moyens de pression et collecter des fonds au moyen de publicités tapageuses – après tout, créer des crises est leur raison d’être.

Voilà exactement pourquoi nous nous sommes tout d’abord sentis obligés de tenir tête à l’intimidation des activistes écologiques. C’est une chose pour les groupes d’activistes de participer au débat, mais c’en est une autre de nous menacer effrontément, nous et nos clients, par le biais d’une liste nébuleuse de crimes imaginaires qui n’ont aucun lien mesurable ni explicable avec la réalité. C’est simplement le modèle que Greenpeace et ses alliés utilisent pour continuer à faire marcher la grosse machine de financement qu’ils sont devenus.

Pour vous donner une idée, prenons uniquement Greenpeace à l’échelle mondiale, dont les recettes totales pour 2014 se sont établies à plus de 297 M€, soit à 409 M$ à cette époque. Plus du tiers de ce montant, 147 M$ US, est allé aux « dépenses de financement », et une autre portion de 63 M$ US aux salaires, avantages sociaux et dépenses d’exploitation. On ne tient pas compte ici des frais requis pour entretenir et exploiter le gros coffre de jouets d’entreprise coûteux et à fortes émissions de carbone, incluant des hélicoptères et une petite flotte.

Pour couvrir de tels frais généraux, Greenpeace n’a d’autre choix que d’allouer ce qui reste de son budget aux campagnes présentant le plus fort potentiel avéré de financement. 

Le modus operandi est toujours le même parce que la plupart des campagnes militantes sont menées selon les mêmes méthodes, qui peuvent comprendre des tactiques telles que se faire passer pour des employés, présenter des photos trompeuses ou retouchées, faire d’innombrables publicités idiotes et utiliser sélectivement des résultats pseudo-scientifiques. Greenpeace avait accidentellement dévoilé ces tactiques il y a quelques années, alors qu’avait circulé cette fameuse ébauche de fiche d’information qui indiquait « Compléter par une pseudo-information apocalyptique ici ».

La conciliation ne fait qu’étendre leur pouvoir

Trop nombreux sont les dirigeants qui, lorsqu’ils ont affaire à de mauvais joueurs comme ceux-là, veulent calmer le jeu et être accommodants, fuir la moindre controverse et éviter d’être une cible. Qu’importe que des activistes irresponsables inventent des faits ou agissent sans scrupule ou pour leur propre intérêt. Il est plus facile de capituler, de payer et de les amadouer.

Mais il n’y a rien comme agir correctement. Dans ce cas-ci, ne pas condamner revient à fermer les yeux. En qualité de dirigeants d’entreprise, nous avons la responsabilité collective, non seulement de protéger l’avenir de notre Société, mais aussi de défendre la viabilité à long terme des collectivités où nous sommes présents ainsi que le gagne-pain de nos employés. Il s’agit là de principes fondamentaux d’une bonne gouvernance d’entreprise.

C’est pour cette raison qu’en mai dernier, nous avons poursuivi Greenpeace et ses alliés en Cour fédérale en vertu de la loi RICO. Mais comme il est fréquent chez les groupes intimidateurs, dès que nous les avons forcés à étayer leurs allégations, ils ont commencé à changer de discours.

[...]Greenpeace et ses alliés ont, bien sûr, eu recours à des contorsions rhétoriques pour expliquer ces revirements soudains, y compris au rôle de martyrs de la liberté d’expression. Il est peu probable que cela fonctionne.  Devant un tribunal et l’opinion publique, de fausses déclarations non fondées faites sciemment ne sont pas du ressort de la liberté d’expression. Naturellement, dans un courriel aux fins de financement envoyé à ses partisans, Greenpeace a qualifié notre poursuite de « plus grande menace de [nos] 45 ans d’existence ». Elle a renchéri la semaine dernière au moyen d’une vidéo de financement dans laquelle elle affirme que cette poursuite pourrait « faire disparaître Greenpeace ».

Des parties prenantes et des partenaires diversifiés et nombreux ont soutenu publiquement la position de principe de Résolu – syndicats et travailleurs, élus régionaux et nationaux, membres des collectivités des Premières Nations et simples citoyens. Ils ont écrit des lettres, participé à des campagnes de publipostage et à des assemblées publiques locales, et même manifesté dans les rues. Il a été impressionnant de constater que plus de 500 municipalités ont pris formellement position contre la désinformation menée par les activistes.

Résolu, ses parties prenantes et ses partenaires affrontent les activistes parce qu’il s’agit d’une obligation morale et éthique. Nous ne sommes pas seuls. D’autres sociétés ont démontré leur engagement à l’égard d’un rendement responsable et durable, et elles devraient aussi avoir le courage de leurs convictions. 

-Seth Kursman, vice-président chez Produits forestiers Résolu, The Federalist (5/15/2017)